Les dimensions du Shakujo pour le Shorinji Kempo sont de 1,80 mètre environ pour 3 centimètre de diamètre. A l’origine, les moines mendiants l’utilisaient pour chasser les mauvais esprits, alerter les petits animaux par le bruit des anneaux qui s’entrechoquent afin de ne par leur faire de mal involontairement, de se défendre des plus dangereux et des attaques de bandits ainsi que de prévenir de leur arrivés dans les villages pour recevoir de la nourriture ou de donner leurs bénédictions.

De part ses origines bouddhistes, trois familles de techniques avec « armes » sont englobées dans le Goho (techniques dures) sous la dénomination de Kongo Den, Nyoi Den et Dokko Den. Ces objets sont en fait des instruments rituels ou pratiques qui ont toujours accompagnés les moines et qui éventuellement leurs ont servi d’armes pour leur légitime défense.

LES « ARMES »  DU SHORINJI KEMPO

De nos jour, hormis peut être pour le Nyoi, leurs utilisations ne semble plus réaliste pour l’auto défense malgré leur efficacité. Personne ne sort de chez lui avec un bâton de 1,80 à la main pour se rendre à son travail par exemple. C’est peut être une des raisons pour laquelle, ces instruments n’ont pas été inclus dans le programme d’étude du Shorinji Kempo bien que quelques maîtres entretiennent encore vivante la transmission de ce groupe de techniques.

LES « ARMES »  DU SHORINJI KEMPO

Kongo Den (famille de la très grande force, faisant référence aux Kongo Rishiki, les rois Deva ou divinités protectrices dans la mythologie hindo bouddhiste). Technique de combat utilisant le Shakujo et le Kongojo.

Le Shakujo est un bâton en bois dur semblable à un Bô qui possède une extrémité comparable à celle d’une lance, ornée d’anneaux ou de lames appelé Kashira. Son autre extrémité possède un bout métallique (Ishizuki) pour que le bois ne s’abîme pas lors de la marche et qui rend son utilisation plus efficace pour l’auto défense.

Dokko Den: Le Dokko est un instrument rituel bouddhiste encore appelé « dorje » dans le bouddhisme tibétain. A l’origine, il était le symbole du dieu védique Indra et alors assimilé à la foudre. Dans le contexte bouddhique, il serait le symbole de ce qui est inaltérable, du coté indestructible de la vraie réalité. Dans le Shorinji Kempo, il existe des formes dans lesquelles cet instrument est utilisé (Dokko Den Ken)

Nyoi Den: Le Nyoi est un bâton très court (type matraque) en bois souvent torsadé de 45 à 50 centimètres environ. Il peut posséder une dragonne et un ou deux pompons.

A l'entraînement au dojo, on utilise le Shakujo (mais souvent remplacer par un Bô, d'une acquisition plus facile) pendant le Chincon gyo (méditation). Un instructeur passe entre les rangs pour aider les kenshi à redresser leur dos en prenant la référence verticale du Shakujo. Il frappe également à plat et d'un coup sec le sol pour annoncer la fin de l'exercice avant que les élèves ne se relèvent. Le Kongojo est un bâton ou canne de pèlerin de 1,20 m, de section octogonale, appelé communément bâton court.
Le Shorinji Kempo n’accorde aucune signification magique ou ésotérique à ses instruments mais les a simplement inclus en tant qu’héritage des origines de la discipline.