Dogi et Kolomo, les vêtements du Shorinji Kempo
DOGI : vêtement de la voie
KOLOMO : vêtement de la méthode
Le vêtement utilisé pour la pratique des différents « arts martiaux » est souvent, à tort, dénommé « kimono ». Ce terme fait référence à un habit qui a peu de rapports avec une tenue d’entraînement. Les termes ci-dessous sont plus appropriés.

dogokolomo

dogi

 

 

 

 

 

 

 

 

Dogi


kolomo

 

 

 

 

 

 

 

 


Kolomo
KEIKOGI
Si nous nous situons dans l’optique de l’entraînement, il est permis et sans doute préférable de parler de KEIKOGI. KEIGO signifiant entraînement et GI vêtement. Les deux réunis prennent le sens de tenue d’entraînement.

KOLOMO ou HO-I
Les Yudansha (ceintures noires) portent parfois lors de démonstrations et pendant certaines cérémonies, par-dessus leurs DOGI, une robe noire de belle allure serrée par une grosse ceinture. Cette robe est dénommée KOLOMO ou HO-I.
Le sens de KOLOMO est tout simplement vêtement. Dans HO-I, le I est la lecture dite ON YOMI de KOLOMO et a donc la même signification. Il est associé à HO qui ajoute la notion de méthode, celle que l’on retrouve dans KEN «PO» prononcé un peu différemment, un P remplaçant le H aspiré. On peut dire du HO-I qu’il est le vêtement de la méthode.


Ce HO-I est une tenue de moine. Il est là pour rappeler que le Shorinji Kempo, bien que parfaitement original sous sa forme actuelle, puise ses racines dans la longue histoire du temple de Shaolin et de l’école Bouddhiste Zen qui y est associée.
Pour les Kenshi, les manches du HO-I doivent toujours être repliées sur les épaules et attachées dans le dos. Pendantes elles auraient une signification religieuse.
La grosse ceinture symbolise l’idée de « force » par rapport au HO-I qui représente par extension «l’amour». La tenue exprime donc le concept de RIKI AI FUNI, l’union de la force et de l’amour, un des principes phare du Shorinji Kempo.
KEMPOGI
Les disciplines « martiales » s’étant largement développées en Europe, le vocabulaire tournant autour de celles-ci s’est élargi de façon importante. Il est devenu usuel pour les pratiquants ayant un peu d’ancienneté de parler de JUDOGI dans le cadre du Judo, de KARATEGI pour le Karate, etc…
Conçu sur le même modèle, le mot KEMPOGI est tout à fait acceptable quand on parle du vêtement servant à la pratique du Shorinji Kempo.

DOGI
Il est cependant fréquent d’entendre prononcer au sein des «grandes salles» où l’on s’exerce au Shorinji Kempo, le mot DOGI. Son sens est plus profond que les autres termes utilisés car il véhicule outre l’idée du vêtement GI, celle de DO, la «voie» parcourue ou à parcourir pour le Kenshi.
Le Kanji (idéogramme) DO qui peut aussi se dire MICHI est d’ailleurs un terme qui s’applique à bien d’autres arts et disciplines orientales. Il y prend le sens de chemin spirituel. On trouve ainsi le CHADO ou voie du thé, le KADO ou voie des fleurs, le BUTSU DO ou voie de Bouddha par exemple.
Le DOGI en traduction littérale est donc le vêtement de la voie. Les Kenshi le portent sur le chemin qu’ils parcourent à la recherche d’eux même et de leur propre construction (JIKO KAKURITSU).



les vêtements du shorinji kempo