doshinso
makigote

Si le Shorinji Kempo puise ses sources dans l’ancien Kempo Chinois, on y retrouve également de nombreuses techniques appartenant à l’héritage d’écoles de Ju Jutsu. Cependant sa structure et la terminologie utilisée sont purement japonaises.

So Doshin, le fondateur, reprit donc la tradition des enseignements bouddhistes de l’école nord de Shaolin pour que sa méthode conserve le triple but des origines : Fortifier le mental, maintenir une bonne santé et donner à chacun la capacité de se défendre.

Dans les origines et la construction du Shorinji Kempo la relation est étroite entre la partie technique (gérée par la World ShorinjiKempo Organisation) et la partie issue des principes zen (développées par le Kongo Zen Sohonzan Shorinji).

Pour clarifier ces deux aspects, les activités de la World Shorinji Kempo Organisation et celle du Kongo Zen Sohonzan Shorinji (actif uniquement dans certains dojo au Japon) ont été clairement séparées afin de développer notre art sans éléments "religieux". Restent les principes philosophies essentiels comme « Vivre moitié pour soi-même, moitié pour les autres » ou « La défense prime sur l’attaque », qui sous-tendent notre pratique.

Les valeurs du Shorinji Kempo

Au Japon, le Shorinji Kempo est une des neuf organisations d’arts martiaux modernes et fait partie de l' Association des Budo Japonais au côté des disciplines suivantes: Judo, Kendo, Aïkido, Karatedo, Kyudo, Naginata, Sumo et Jyukendo. Cette reconnaissance n’est pas le fruit du hasard. Par sa vaste étendue technique et sa philosophie particulière, le Shorinji Kempo occupe une place unique dans le monde des arts martiaux.

Sachez tout d’abord qu’en découvrant notre art, vous serez sûrement impressionnés par l’efficacité du style et la diversité des techniques ensignées. Dans notre discipline, la philosophie et l’approche traditionnelle des arts martiaux sont tout aussi importantes que la puissance et l’esthétique du mouvement.

Souvent par manque d’information des idées approximatives sont véhiculées dans des articles ou des ouvrages de vulgarisation sur les arts martiaux.

Le Shorinji Kempo n’est pas, comme certains l’ont présenté, une sorte de religion mais bien un Budo soutenu par une approche philosophique et morale qui vise simplement à construire une société pacifique, prospère et constituée d’individus responsables oeuvrant dans un état d’esprit positif.

Littéralement Shorinji Kempo signifie : « méthode du poing du monastère de la jeune forêt ». Le nom complet est Nippon Den Sëi To Shorinji Kempo.« Shorin » est l’une des transcriptions japonaise du terme chinois « Shaolin ». Sa présence s’explique par le fait que le fondateur, Michiomi Nakano, plus connu sous le nom de So Doshin, a longtemps vécu en Mandchourie où il a étudié différents styles de Shorin Bu-Jutsu, techniques martiales de Shaolin. Son parcours martial avait cependant commencé dès son enfance au Japon, avec l’apprentissage du Nihon Kobu-Jutsu et du Kenjutsu, qui servirent également de base à la création du Shorinji Kempo.

Une brève histoire du Shorinji Kempo


So Doshin devant le Dojo (1950)
So Doshin /Maki Gote
So Doshin /Chinkon (1950)

Yuuki So







Peu après son retour au Japon, en 1947, So Doshin annonce la création de son propre style : le Shorinji Kempo. L’intention de So Doshin était d’aider la jeunesse japonaise à retrouver valeurs et confiance après la défaite du Japon en 1946. Il fonde son premier dojo à Tadotsu sur l'île de Shikoku dans le sud du Japon et enseigne la philosophie Kongo Zen en parallèle avec des techniques dans lesquelles il est passé maître durant sa jeunesse en Chine.

En 1932, il rencontre en Chine Wen Lao Cho, directeur de l’une des branches de la boxe de Shaolin, connue sous le nom japonais de Shorinji Giwamon-ken. Durant quatre ans, Michiomi Nakano étudie cette forme de boxe, avant de se rendre dans la province du Henan en 1936 avec son maître. Là, ce dernier fait de Michiomi Nakano son successeur officiel et lui décerne le titre de 21ème grand maître de la branche du nord de Giwamon-Ken et le rebaptise So Doshin.

Il développe son art au Japon, puis dans le monde grâce aux experts japonais partis à partir des années 70 sur les différents continents. En 60 ans, le Shorinji Kempo est devenu un des arts martiaux les plus connus au Japon (après le Judo et le Kendo) avec 1,5 millions d’adhérents répartis dans 34 pays.

Maître Aosaka

Daihanshi 8éme Dan WSKO, 9éme Dan FFKDA membre du bureau directeur de la WSKO, instructeur WSKO, Responsable technique pour l' Europe
Depuis mai 1980, à la disparition du fondateur Shike So Doshin, sa fille Yuuki So lui succède au poste de présidente de la World Shorinji Kempo Organisation, qui structure et organise les programmes techniques et philosophiques du Shorinji Kempo.

Le Shorinji Kempo associe donc une démarche profondément humaniste et des techniques de combat basées sur l’autodéfense. Bien sûr, il existe quelques compétitions, mais ce n’est pas très important en soi. Le combat seul n’est pas tout. Ce qui est important c’est de se développer et pratiquer pour être en mesure de se protéger ainsi que sa famille et ses amis.

L’objectif du Shorinji Kempo est la formation d’hommes et de femmes équilibrés, en harmonie avec le monde qui les entoure.